Je n’ai pas le droit, moi homme de couleur, de souhaiter la cristallisation chez le Blanc d’une culpabilité envers le passé de ma race. Je n’ai ni le droit ni le devoir d’exiger réparation pour mes ancêtres domestiqués. Il n’y a pas de mission nègre ; il n’y a pas de fardeau blanc. Vais-je demander à l’homme blanc d’aujourd’hui d’être responsable des négriers du XVIIe siècle ?
Je ne suis pas esclave de l’esclavage qui déshumanisa mes pères. Je ne suis pas venu sur terre pour faire le bilan des valeurs nègres. Je ne suis pas venu sur terre pour faire payer au monde blanc, par mon ressentiment, le malheur fait à mes pères. Mon unique prière : ô mon coeur, fais de moi toujours un coeur qui interroge !" Frantz Fanon, conclusion de "Peau noire masques blancs".
Le communautarisme mène au racisme. Chez les "indigènes de la république, un discours ne s’apprécie plus par rapport à son contenu, mais par rapport à la couleur de peau de celui qui le formule.
Sur le site national du MRAP, le collège de la présidence a écrit : "Ce que le MRAP a dit, c’est que l’appel des Indigènes était un cri qu’il fallait entendre"
C’est au moins un point sur lequel nous serons d’accord, il faut entendre ce cri !
Mais Il faut l’entendre pour mieux le faire taire, comme il faut faire taire tous les cris de haine, de Le Pen à de Villiers en faisant donc un détour par le site internet des indigènes !.
Nous invitons nos lecteurs à écouter un instant le cri antiblanc : http://www.indigenes-republique.org/spip.php ?article1416
Ce cri qui diabolise les "blancs", qui divise la société entre blancs et non- blancs, (entre "souchiens blancs" et non-blancs comme le formule sur une chaîne télé la représentante du mouvement des indigènes), est un cri qui alimente le terreau de la haine raciste.
Il n’y a aucune différence entre le discours qui transforme par nature, les blancs en colonialistes et les non-blancs en colonisés, et les discours qui ethnicisent la délinquance.
Ces gens s’inscrivent dans un déterminisme stigmatisant.
Comme s’il n’existait pas chez les non-blancs aussi des colonisateurs, des esclavagistes, des réactionnaires.
Ce texte qui résume la divergence d’idée à un combat entre blancs et non-blancs est donc de la même nature que le discours de Le Pen.
C’est le rapport entre la photo papier et son négatif, mais il s’agit de fait de la même photographie de haine.
Les uns sont racistes anti-noir et anti-maghrébin tandis que le texte cité en référence est antiblanc.
Alors si nous entendons le cri des indigènes avec la direction nationale du MRAP, nous n’en tirons pas les mêmes conclusions.
La fédération des Landes considère que le texte cité, en stigmatisant les blancs, favorise le racisme.
Il serait souhaitable que la direction nationale du MRAP tire les mêmes conclusions, pour rester fidèle à sa mission.
D’autant plus que les indigènes arborent des portraits bien particuliers dans leurs manifs. voir ce barbu
Tout résistant à l’impérialisme devient en effet un héros des indigènes, peu importe que ce soit un totalitaire, un fanatique, qu’il ait du sang sur les mains, qu’il défende un ordre religieux plus proche de Torquemada que de la théologie de la libération, il devient ami de la famille des indigènes. C’est ansi que sur cette photo de la dernière manif des indigènes, deux photos de Cheick Yassine côtoient celle de Mandela, pauvre Mandela !